Raffarien et régime sans selle

Les vers sont déjà tous dans la pomme
vendredi 10 octobre 2003.
 

Fin du grand silence blanc, trop simple, trop froid, pas salissant - rupture d’aphasie. L’heure est venue des noirs de jais, brûlant d’une colère réfrénée. Marre d’être sage, marc de café ! Voilà la seule vérité. J’ai trop laissé couler, fini de pousser, de rouler ma bosse et de peler en pull écossais. Des cris vont retentir du côté de chez toi, des suppliques martyres proclamant mes dix droits et ça pourrait être pire, si je me laissais fuir.

Mais bon j’ai des limites, des grandes, dans les 100 m, des lignes de touches, des lignes d’en-but. De quoi dompter les mâles en rut. En maillot, épilés jusqu’au milieu du dos, s’il vous plaît. Laissez moi frire, vous allez voir, il n’y a guère que l’odeur qui me retienne. Le bruit est déjà à nos oreilles... A écouter les mouches voler, je rends mon petit-déjeuner.

Ruez dans les brancards, braves gens, vous avez des têtes de pioches et des semailles, de quoi bénir le fruit de vos entrailles. La vraie, la vie, aux champs ? c’est ça que je voulais dire. Ou peut-être pas, je ne suis plus sûr. Les tempes me gonflent, du sang à ma blessure, des rimes désargentées me peroxydent les méninges. Je me sens âgé tout à coup, je n’ai pas l’air de la chanson sur laquelle dansaient les théières.

Théosophies dans des verres d’eau, coupelles mauves du goût amer des nectars hellènes que j’admirais enfant. Mais vous, aucune impression sur ma pellicule, vous disparaissez sans lutter puisque cette inaptitude à se sentir vivant semble être le seul credo qu’il vous reste. Chancres mous, paillassons, la boue vous collera au visage avant que je ne sois pendu au mât de cocagne d’un pays déserté.

Mais toi, du mât, il faut partir ! Rendre la place, se départir, assez fait le minable mâle mou, le minaudage éroticommercial d’usage. On veut plus de ça chez nous, on ne rendra pas hommage, on a le dégoùt des couleurs comme de l’hymne, je te les laisse, petit homme en laisse, petit homme en liasse, petit homme en rien puisque tu as vendu tout ce qui ne t’appartenait pas puis crié que la gauche avait tout cambriolé.


-  Si tu as le droit pour toi
-  Viens nous voir, le gauche t’attend.
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