"Sonnet" du chêne amoureux

vendredi 5 août 2005.
 

La voilà qui arrive
Poussant brouette et chansonnette
La paysanne vanne gaiement
Déblaie le blé avec acharnement
Dans sa blouse fleurie elle est coquette
Ses rondeurs m’avivent

Le vieux chêne debout au champ
Balayait le vent d’un air décidé
Regardant la fillette qui dans le blé oscille
Coupant, écumant et suant avec sa faucille
Elle sait, vertu, que le chêne si ridé
S’approche, obligé d’elle, lentement

L’arbre, Mathusalem végétal
Emu par la beauté de ce doux pétale
La couvre, la protège des rayons du soleil
La couve, l’isole dans un nid à nul pareil

Quelle jolie petite enfant
Si frêle, courageuse et maintenant
Soufflant un moment à l’abris de mon ombre
La voilà qui fredonne assise dans la pénombre

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